Pierre BOUDET

Trail du Canal de La Rochelle

 

Trail du Canal (17), dimanche 1er Mai

 

De retour en Charente Maritime depuis le vendredi matin, après un stage de course d'orientation en Alsace, je rentre fatigué à la maison. Il va falloir récupérer pour être en forme dimanche pour le trail du canal de 19km. En effet, Après une rapide concertation avec Adrien, nous avions décidé de participer à cette course. Pour lui c'est l'occasion de courir et faire du volume pendant sa formation militaire. Pour moi, c'est la suite de ma remise en route depuis début avril. J'espère au fond de moi avoir un petit effet de surcompensation avec le stage de cette semaine.

 

Depuis quelques semaines, comme partout en France il fait super beau et le terrain est plutôt sec. Mais pour pimenter le trail, la pluie s'est invitée dès le samedi soir pour rafraichir l'atmosphère et surtout rendre le circuit boueux ! Dimanche matin 7h, nous partons à La Rochelle au gymnase pour récuperer nos dossards. Il pleut et il a plu toute la nuit... L'envie a soudainement disparue mais les coureurs sont des gens passionnés et la quasi totalité des 500 coureurs sont au rendez vous.

 

Le départ étant fixé à 9h, je compte m'échauffer à partir de 8h40. Du coup, je patiente dans la voiture en me massant les mollets et les cuisses à l'huile d'arnica. Comme souvent on retrouve beaucoup de têtes connues, que se soit dans les organisateurs ou les coureurs. On échange quelques mots sur la forme du moment, chacun y va de son petit mensonge, histoire de se mettre en confiance... Il pleut toujours, beaucoup de coureurs sont en chaussures de running, de belles glissades sont en perspectives...

 

 

9h05, le peloton s'élance à vive allure. Le premier kilomètre étant sur la route, le chrono parle tout seul : je passe en 3'30'', il va falloir ralentir car sinon je vais le payer rapidement. Dès la descente sur les berges du canal, c'est chose faite avec les deux pieds dans la boue. Je me retrouve avec Hervé Areias, coureur que je connais bien, j'ai travaillé avec lui en entreprise. Il est également l'un des organisateurs du trail du perthuis d'Oléron dans 15 jours. Nous échangeons quelques relais, ainsi que quelques mots. Au passage dans le tunnel, long de 800m, je décroche légèrement. Dans la montée qui suit, je reviens sur lui. Nous continuons sur un bon rythme, un spectateur nous annonce 10éme et 11éme. Dans ma tête je me dit : c'est super, il faut continuer comme ça. Adrien lui est un peu plus loin en 20ème position. Les secteurs dans la boue s'enchaînent, les devers détrempés aussi. Au kilomètre 10, deuxième ravitaillement, j'ingurgite un verre de glucose. Hervé me fait signe de partir, il me rattrapera plus tard.

 

J'ai deux coureurs en point de mire, il me reste 9km pour essayer de revenir sur eux. Après deux kilomètres dans un fossé boueux et humide, nous remontons sur la crête qui longe le canal. J'ai bien réduit l'écart avec le premier des deux, je temporise dans la descente. Chose importante car nous voici de retour sur les berges du canal, dans la boue. Je double le premier des deux à ce moment là. Mais les organisateurs nous avaient concocté deux belles montées entrecoupées d'une descente au niveau des sorties du tunnel. Papa et Patricia sont là pour m'encourager.

 

 

Je connais la fin du parcours, car on y fait du VTT. Le chemin est tortueux, montant descendant et boueux. Sur la fin du secteur je double le deuxième coureur que j'avais en point de mire. Hervé n'est toujours pas revenu, je continu seul ma progression. En arrivant au kilomètre 17, je me retourne et je vois que j'ai pris une bonne avance sur le coureur que j'ai doublé. Le dernier kilomètre sera comme le premier, sur la route. Papa m'annonce que ça revient fort derrière. Je me retourne une dernière fois pour faire le point. J'aperçois Hervé qui double le coureur intercalé entre nous. J'ai 100m d'avance, je continue au même rythme pour terminer en 1h18'30'', 8ème. Adrien termine au sprint en 17ème position avec un temps d'1h22'00'', plutôt satisfait de sa course.

 

Pour une grande partie des coureurs, le trail était dur, non pas par le dénivelé ou le circuit mais par les conditions météo qui ont rendu la course difficile. De mon côté je suis satisfait de ma course. Je n'ai pas ressenti de douleur à ma cuisse et les jambes étaient là. Je compte continuer à m'entraîner dans cette dynamique en n'oubliant pas d'observer des phases de repos pour éviter la blessure !

 



04/05/2011
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